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par Laurent

Mobilisez le réseau de l’association pour franchir la passe difficile

janvier 19, 2010 dans Conseils pratiques, Traitement des difficultés financières par Laurent

Il faut se rendre à l’évidence : le monde associatif dans son ensemble entre dans une période de fortes turbulences. Pas un des secteurs associatifs qui à son tour ne déclare connaître des difficultés de financement ou une forte incertitude sur l’avenir. Les dirigeants associatifs se trouvent face à des choix stratégiques.

Manifestez-vous auprès de vos partenaires

Ce n’est pas le moment de faire l’autruche. Il se peut que vos partenaires aient bientôt eux-aussi à réévaluer leurs choix et leur politique. C’est donc le moment de se rappeler à leur bon souvenir. Un coup de fil, une visite improvisée, faites-vous voir et dans la conversation, essayez de « calibrer » les projets de vos interlocuteurs, leurs appréhensions, dans quelle mesure la crise peut impacter leur politique à votre égard.

par Laurent

Ouvrez-vous à de nouveaux horizons

janvier 18, 2010 dans Conseils pratiques, Prévention, Traitement des difficultés financières par Laurent

Il faut se rendre à l’évidence : le monde associatif dans son ensemble entre dans une période de fortes turbulences. Pas un des secteurs associatifs qui à son tour ne déclare connaître des difficultés de financement ou une forte incertitude sur l’avenir. Les dirigeants associatifs se trouvent face à des choix stratégiques.

Imaginez de nouvelles alliances

A plusieurs, on fait plus facilement face à la morosité. Si on peut espérer que la crise passera relativement vite (ce que je ne crois pas), il en restera de toutes manières un contexte économique et financier profondément modifié pour les associations. Dans de nombreux secteurs déjà touchés par la raréfaction des financements publics, un mouvement de restructuration est à l’oeuvre. Les associations se regroupent, fusionnent, mettent en commun moyens et/ou activités.

Vous-aussi, imaginez de nouvelles alliances. Renseignez-vous à propos du paysage associatif de votre région, découvrez les structures qui ont des activités identiques aux vôtres et allez à la rencontre des dirigeants de structure voisines par affinités ou proximité géographique.

par Laurent

Réduisez vos coûts fixes

janvier 17, 2010 dans Conseils pratiques, Prévention, Traitement des difficultés financières par Laurent

Il faut se rendre à l’évidence : le monde associatif dans son ensemble entre dans une période de fortes turbulences. Pas un des secteurs associatifs qui à son tour ne déclare connaître des difficultés de financement ou une forte incertitude sur l’avenir.

La crise économique et financière frappe l’économie alors que les associations avaient déjà un genou à terre, du moins toutes celles tributaires du financement discrétionnaire de l’Etat. Le désengagement massif de l’Etat ne date pas d’hier : décentralisation des compétences de l’Etat et RGGP ont déjà mis bon nombre d’associations au « pain sec », certaines s’en trouvant en grandes difficultés.

Privilégiez la flexibilité

En période d’incertitude, la gestion prudente exige de réduire les charges fixes ou -au moins- d’éviter de les augmenter. Tant que l’horizon financier de votre association n’est pas dégagé, décalez dans le temps toutes les décisions qui auraient pour conséquences d’augmenter les charges fixes de la structure : embauche en CDI, nouveaux abonnements, crédits bancaires, etc…

Si vous n’avez pas le choix (mais vous l’avez certainement), privilégiez des durées courtes pour vos engagements.

par Laurent

Adapter le train de vie de l’association

janvier 16, 2010 dans Conseils pratiques, Prévention, Traitement des difficultés financières par Laurent

Il faut se rendre à l’évidence : le monde associatif dans son ensemble entre dans une période de fortes turbulences. Pas un des secteurs associatifs qui à son tour ne déclare connaître des difficultés de financement ou une forte incertitude sur l’avenir. Les dirigeants associatifs se trouvent face à des choix stratégiques.

Donnez un tour de vis au budget

Que votre budget pèse quelques centaines d’euros ou des dizaines de milliers, c’est le moment d’adopter une taille de guêpe. Identifiez les postes de dépenses qui ont dérapé sur le dernier exercice, mobilisez les bénévoles responsables des achats de l’association. Vous pouvez également adopter la technique du budget base zéro qui consiste à repartir « de zéro » pour se demander quelles dépenses sont réellement indispensables au fonctionnement de votre association.

par Laurent

Comment faire garantir les emprunts de l’association par une collectivité locale ?

janvier 15, 2010 dans Conseils pratiques, Documentation, Traitement des difficultés financières par Laurent

Lorsque l’on évoque la question du cautionnement par une collectivité locale des emprunts bancaires d’une association, on se contente souvent de citer la limite bien connue qui interdit aux collectivités (qu’elles soient seules ou plusieurs à garantir l’emprunt) de cautionner plus de 50% du montant du crédit.

Si l’on voulait être tout à fait complet, il faudrait lire l’article L. 2252-1 du Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT) dans son intégralité.

Une commune ne peut accorder à une personne de droit privé une garantie d’emprunt ou son cautionnement que dans les conditions fixées au présent chapitre.

Le montant total des annuités, déjà garanties ou cautionnées à échoir au cours de l’exercice, d’emprunts contractés par toute personne de droit privé ou de droit public, majoré du montant de la première annuité entière du nouveau concours garanti, et du montant des annuités de la dette communale, ne peut excéder un pourcentage, défini par décret (NDLR : 50%), des recettes réelles de la section de fonctionnement du budget communal ; le montant des provisions spécifiques constituées par la commune pour couvrir les garanties et cautions accordées, affecté d’un coefficient multiplicateur fixé par décret, vient en déduction du montant total défini au présent alinéa.

Le montant des annuités garanties ou cautionnées au profit d’un même débiteur, exigible au titre d’un exercice, ne doit pas dépasser un pourcentage, défini par décret (NDLR : 10%), du montant total des annuités susceptibles d’être garanties ou cautionnées en application de l’alinéa précédent.

La quotité garantie par une ou plusieurs collectivités territoriales sur un même emprunt ne peut excéder un pourcentage fixé par décret (NDLR : 50%).

Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables aux garanties d’emprunts ou cautionnements accordés par une commune aux organismes d’intérêt général visés aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts.

Aucune stipulation ne peut faire obstacle à ce que la mise en jeu des garanties ou cautions accordées par une commune porte, au choix de celle-ci, soit sur la totalité du concours, soit sur les annuités déterminées par l’échéancier contractuel.

Cela signifie concrètement :

  • Qu’un même emprunt ne peut être garanti par une ou plusieurs collectivités que dans la limite de 50% du montant dû.
  • Ensuite, le montant total des annuités garanties par la collectivité locale (tous emprunteurs confondus) ne doit pas dépasser 50% des recettes réelles de la section de fonctionnement de cette collectivité, montant duquel il faut défalquer l’endettement propre de la collectivité locale.
  • Enfin, le montant des annuités d’emprunt garanti au profit de la même personne ne doit pas dépasser 10% de la capacité globale à garantir de la collectivité, soit -sous réserve de l’endettement propre de la commune- 50% des recettes réelles de la section de fonctionnement.

Si un seul de ces trois critères n’est pas satisfait, la convention de garantie sera nulle et ne pourra pas être mise en jeu par le banquier.

On remarque une exception intéressante : les associations d’intérêt général au sens de l’article 200/238 bis du CGI peuvent obtenir une caution d’un montant supérieur à 50% de l’emprunt contracté.

par Laurent

Déclarer la cessation de paiement d’une association loi 1901

janvier 10, 2010 dans Aspects juridiques, Conseils pratiques, Traitement des difficultés financières par Laurent

Face à des difficultés structurelles et insurmontables, il existe une forte probabilité pour que votre association disparaisse. C’est dommage mais rien ne sert de nier la réalité ; partout dans l’univers, les organismes qui s’avèrent trop fragiles ou inadaptés à leur contexte sont voués à la disparition : c’est une loi biologique.

En tant que dirigeant, votre objectif est alors d’éviter que soit mise en jeu votre responsabilité personnelle. Car dans cette phase terminale, un juge sera saisi du dossier de votre association et il vérifiera que vous avez correctement fait votre travail de dirigeant.

Il n’est pas dans mon propos ici de détailler le régime juridique des procédures collectives (anciennement le droit de la faillite) et je vous renvoie pour cela à la littérature spécialisée, dans l’attente d’un prochain billet à ce sujet.

Simplement quelques conseils et précautions de bon sens…

Déclarez rapidement votre situation au tribunal

En tant que dirigeant d’une structure en cessation de paiement, vous avez l’obligation de saisir rapidement le TGI pour que celui-ci ouvre une procédure. Si les juges apprécient en général avec mansuétude la responsabilité des bénévoles, ils n’aiment guère que ceux-ci aient fait « l »autruche » face aux difficultés de leur structure.

Le « dépôt de bilan » de l’association doit donc se faire rapidement, à l’initiative des dirigeants, auprès du Tribunal de Grande Instance. La déclaration de cessation de paiements se fait au moyen du formulairecerfa 10530*01 qui est en principe disponible auprès de tous les greffes.

Un dernier conseil : n’agissez pas seul

J’allais oublier. La situation est tendue, vous fonctionnez dans l’urgence, vous êtes confrontés à des décisions difficiles. La prudence commande de ne pas agir seul : réunissez vos administrateurs, éventuellement convoquez un AG extraordinaire, saisissez vos autorités de tutelle, demandez l’avis de votre expert-comptable…

Bref, utilisez tous les moyens pour vous couvrir en informant (par écrit) les tiers de la situation déséspérée de votre association et en recueillant (par écrit) l’accord de vos pairs aux décisions difficiles qui s’imposent.

par Laurent

Ne pas prolonger artificiellement l’existence d’une association en faillite

janvier 8, 2010 dans Aspects juridiques, Conseils pratiques, Traitement des difficultés financières par Laurent

Face à des difficultés structurelles et insurmontables, il existe une forte probabilité pour que votre association disparaisse. C’est dommage mais rien ne sert de nier la réalité ; partout dans l’univers, les organismes qui s’avèrent trop fragiles ou inadaptés à leur contexte sont voués à la disparition : c’est une loi biologique.

En tant que dirigeant, votre objectif est alors d’éviter que soit mise en jeu votre responsabilité personnelle. Car dans cette phase terminale, un juge sera saisi du dossier de votre association et il vérifiera que vous avez correctement fait votre travail de dirigeant.

Il n’est pas dans mon propos ici de détailler le régime juridique des procédures collectives (anciennement le droit de la faillite) et je vous renvoie pour cela à la littérature spécialisée, dans l’attente d’un prochain billet à ce sujet.

Simplement quelques conseils et précautions de bon sens…

Renoncez aux expédients et autres acrobaties financ ières

C’est pour les dirigeants la principale difficulté : faire le deuil de la structure et se résoudre à sa disparition.

Si les difficultés sont insurmontables, rien ne sert de prolonger artificiellement l’existence de l’association. Vous risqueriez d’aggraver le passif (en augmentant les dettes) et cela pourrait vous être reproché par la suite. Donc renoncez à présenter au banquier un plan de redressement irréaliste pour obtenir le crédit de la dernière chance, abstenez-vous de tout montage improbable pour convaincre in extremis un nouveau partenaire financier.

Surtout n’injectez pas de deniers personnels dans l’association : personne ne vous en saura gré et cela ne changera pas la manière dont le juge appréciera la qualité de votre gestion.

Attention également si vous décidez de céder des actifs de l’association pour vous procurer de la trésorerie. Ce genre de décision ne doit pas se prendre dans l’urgence et suppose un large consensus au niveau de la collectivité associative, idéalement une décision d’assemblée générale.

par Laurent

Peut-on obtenir des délais de paiement devant le juge ?

janvier 6, 2010 dans Aspects juridiques, Conseils pratiques, Documentation, Traitement des difficultés financières par Laurent

Lorsque l’association connaît des difficultés passagères et se trouve dans l’impossibilité d’honorer ses dettes, une autre solution peut être envisagée ; elle est beaucoup moins connue mais tout aussi efficace que le crédit bancaire lorsque les difficultés ne sont que passagères.

Saisissez le juge

Il s’agit de la possibilité donnée à tout débiteur d’obtenir du juge un délai de grâce pour le règlement de ses dettes. Ce dispositif est ouvert par l’article 1244-1 du Code Civil qui stipule que « compte tenu de la situation du débiteur et en considération des besoins du créancier, le juge peut, dans la limite de deux années, reporter ou échelonner le paiement des sommes dues. »

En général, les juges octroient ce délai de grâce -qui peut aller jusqu’à 24 mois- assez généreusement, mais à la condition que les perspectives de redressement soient bien établies.

Notez bien que si vos dettes sont fiscales (impôts) ou sociales (URSSAF), seules les administrations concernées peuvent vous octroyer des délais de paiement.

par Laurent

Préparez-vous au pire

janvier 5, 2010 dans Aspects juridiques, Conseils pratiques, Prévention, Traitement des difficultés financières par Laurent

Il faut se rendre à l’évidence : le monde associatif dans son ensemble entre dans une période de fortes turbulences. Pas un des secteurs associatifs qui à son tour ne déclare connaître des difficultés de financement ou une forte incertitude sur l’avenir. Les dirigeants associatifs se trouvent face à des choix stratégiques.

Envisagez le pire …

Si votre structure est déjà fragilisée ou que le futur désengagement de vos partenaires commence à se préciser, envisagez avec votre équipe un scénario-catastrophe et réfléchissez d’ores et déjà aux solutions de sorties qui « limiteront la casse » : possibilités de reclassement des salariés, remunicipalisation des activités, fusion avec une structure voisine…

Envisagez toutes les initiatives dans le domaine financier avec la plus extrême prudence, en évitant toute fuite en avant.

En restant convaincu qu’il n’est jamais certain

En période d’incertitude, le principal danger, c’est la morosité qui décourage les initiatives et démotive les personnes. Faites en sorte dans votre association de ne pas céder à cette morosité ambiante. Une fois les mesures prises pour sécuriser le fonctionnement financier, attachez-vous à préserver le mode de fonctionnement qui a fait le succès de votre association : « dans la joie et la bonne humeur ».

Ouvrez votre association sur de nouveaux horizons, de nouveaux partenariats. Recentrez-vous sur votre cœur de métier et adoptez de solides dispositions pour mettre en œuvre une gestion plus rigoureuse.

par Laurent

Un découvert bancaire pour faire face à des difficultés passagères

janvier 5, 2010 dans Conseils pratiques, Documentation, Traitement des difficultés financières par Laurent

Je suppose une association régie par la loi de 1901 connaissant des difficultés financières, qui se traduisent dans la pratique par une trésorerie tendue, c’est-à-dire des difficultés (voire l’impossibilité) à honorer les paiements exigibles (salaires, factures des fournisseurs) avec la trésorerie disponible.

Tensions passagères ou difficultés structurelles ?

Il s’agit dans un premier temps de faire le point sur la cause des difficultés pour distinguer des situations de tensions passagères d’une insolvabilité structurelle.

Les tensions de trésorerie peuvent être provoquées par un gonflement temporaire des dépenses (lorsque celles-ci sont saisonnières, par exemple) ou un retard inhabituel dans la perception de recettes (le plus souvent des subventions publiques). En principe, ces difficultés ne remettent pas en question la viabilité de l’association et la solution se trouve (toujours en principe) chez votre banquier.

Sollicitez d’abord votre banque

Si votre structure a quelques années d’ancienneté, que son activité est lisible pour le banquier (pas trop exotique) et que les revenus de l’association présentent une certaine récurrence (base d’adhérents assez large, partenariat régulier et habituel avec des collectivités locales), le banquier acceptera peut-être de vous donner un coup de main en octroyant une facilité de caisse pour un montant raisonnable et une durée qui ne devrait jamais être supérieure à 3 mois. Eventuellement le banquier vous proposera de mobiliser une subvention à percevoir par bordereau Dailly, un système de crédit qui lui procure une sécurité supérieure au découvert accordé « en blanc ».

Cela vous aidera à passer le cap difficile et la situation bancaire reviendra dans l’ordre une fois que votre association aura perçu les revenus attendus.